Raymond Moretti par... PDF Imprimer Envoyer

La grammaire de Moretti appartient au patrimoine commun de la peinture moderne. Mais cette grammaire, qu’elle dérive du cubisme, du futurisme ou de l’expressionnisme, du tachisme ou de l’art aformel, est détournée de sa fonction première. Sans doute le peintre adopte-t-il les procédés constructifs de Georges Braque, sa radioscopie, sa stéréographie et ses effets de synthèse visuelle. Mais, s’il ramène les formes de la nature à ces schémas que sont la pyramide, le cône et le cylindre, s’il les présente à la fois en plan, en perspective et en élévation, le but auquel il tend n’est pas celui des compagnons de route d’Apollinaire ou de Pierre Reverdy. Son cubisme, ou son néocubisme, est un étrange alliage de recherche scientifique ou d’investigations dans le domaine plastique, de poésie pure et de calligraphie.

Waldemar George (Critique d’art - 1963)